Sitemap
Benoit Jean

Benoit Jean

La chair a peur, l’âme a soif : un satsang Bhakti. The flesh fears, the soul thirsts: A Bhakti satsang.

5 min readDec 23, 2025

L’accueil / Le blog “La Voie” / Le blog “spirituality”

Satsang audio

Peur de la Chair

Seigneur, la douceur de ta Grâce coule sur mon âme comme le Nectar de la fontaine que tu as mise en moi coule dans ma gorge, emplissant mon nez de son parfum incomparable. En même temps que goutte le Nectar, des larmes coulent de mes yeux sur mes joues et dans mon cou.

Tu me combles

à chaque fois que je n’ai besoin que de Toi

et pourtant tu es en tout,

en chaque chose, en chaque être

et il m’arrive de m’en apercevoir,

quand je regarde bien,

avec « les yeux en face de l’âme »

et pourtant je suis si bien

quand je ferme les portes de mes sens

pour n’en laisser qu’une d’ouverte,

celle de mon esprit assoiffé de toi,

de Ta Vérité, de Ta douceur,

de Ton Amour.

Je sais ce que c’est d’être entièrement fondu dans la contemplation de Ta Lumière si blanche, si forte, si douce et si rassurante, mais je la retrouve dans celle que le soleil dispense chaque jour où le ciel laisse passer ses rayons. Ils se posent sur les choses, la pierre blonde des maisons, faisant qu’elles brillent comme précieuses, sur les feuilles des arbres, dessinant leurs formes comme avec un pinceau, dans le regard de ceux qui se tournent vers elle.

Tout le ciel d’été à midi ne brille pas autant que Ta Lumière et pourtant il faut fermer les yeux pour ne pas avoir mal en le regardant, mais Ta Lumière ne fait pas se fermer le regard, au contraire, il s’écarquille tant il a besoin de se remplir d’Elle. On dirait que le regard de l’âme n’aime rien autant que de contempler Ta Lumière, mais je ne suis pas qu’une âme, Ô Seigneur, tu m’as fait corps, tu m’as fait esprit, pensées, mémoire, espérance, joie et peines et cet esprit, si riche par Ta Grâce, aime la lumière du ciel, comme il aime les révélations qu’elle nous fait de la beauté du monde, dans la plus petite chose comme dans la plus grande.

J’ai déjà visité Ton Royaume, Ô Seigneur…

Oh pas tout Ton Royaume,

comment l’aurais-je pu ? Il est infini !

Mais, je l’ai visité plusieurs fois

et, à chaque fois, j’en ai conçu une telle joie,

un tel ravissement, une telle fortitude

que je me réjouis de Le connaître

et de savoir que vers Lui, je reviens

chaque jour un peu plus

et en même temps, j’ai peur.

Tu m’as fait comme je suis, d’âme, de chair, de sang, d’os et d’esprit, comment pourrais-tu ignorer la peur que la chair a des choses subtiles de Ton Royaume. Il va bien falloir qu’elle disparaisse ! Mon âme sait que le passage, au bout du voyage, est une porte ouvrant sur Ton Royaume, mais la chair, qui n’ira pas, a peur de se retrouver seule, enterrée, sans cette vie qui l’anime, alors Seigneur, je continue chaque jour de prendre tous les échantillons d’éternité que Ta Grâce veut bien me donner quand je le lui demande.

Je continue de vivre par Ta Grâce,

conscient d’Elle, conscient de son Amour pour moi

et je reste à l’abri du temps qui passe

dans le présent qui reste,

qui a toujours été là

Get Benoit Jean’s stories in your inbox

Join Medium for free to get updates from this writer.

et qui sera là jusqu’au bout.

Donne-moi une soif de Toi plus grande

que celle des plaisirs

que Tu as mis dans toute Ta Création.

Lord, the sweetness of Your Grace flows over my soul as the Nectar from the fountain You placed within me flows into my throat, filling my nose with its incomparable fragrance. At the same time that the Nectar drips, tears flow from my eyes onto my cheeks and onto my neck.

You fill me at every moment that I desire only You

and yet You are in everything, in every thing,

in every being and I happen to notice it,

when I look closely, with “the eyes in front of the soul”

and yet I am so well

when I close the doors of my senses

to leave only one open,

that of my spirit thirsty for You, for Your Truth,

for Your sweetness, for Your Love.

I know what it is to be entirely melted into the contemplation of Your Light, so white, so strong, so sweet, and so reassuring, but I find it again in the light that the sun dispenses every day where the sky lets its rays pass through. They rest upon things, the pale stone of the houses, making them shine like precious jewels, upon the leaves of the trees, drawing their shapes as if with a paintbrush, in the gaze of those who turn toward it.

All the summer sky at noon does not shine as much as Your Light and yet one must close their eyes to avoid pain while looking at it, but Your Light does not make the gaze close; on the contrary, it opens wide, so much does it need to fill itself with It. It seems that the gaze of the soul loves nothing as much as contemplating Your Light, but I am not only a soul, O Lord, You have made me body, You have made me mind, thoughts, memory, hope, joy and sorrows; and this spirit, so rich by Your Grace, loves the light of the sky, just as it loves the revelations it gives us of the beauty of the world, in the smallest thing as in the greatest.

I have already visited Your Kingdom, O Lord…

Oh not all of Your Kingdom,

how could I have? It is infinite!

But, I have visited it several times

and, each time, I have conceived such joy,

such rapture, such fortitude

that I rejoice in knowing It

and in knowing that toward It,

I return each day a little more

and at the same time, I am afraid.

You made me as I am, of soul, of flesh, of blood, of bone, and of spirit; how could You ignore the fear the flesh has of the subtle things of Your Kingdom. It will certainly have to disappear! My soul knows that the passage, at the end of the journey, is a door opening onto Your Kingdom, but the flesh, which will not go, is afraid of finding itself alone, buried, without this life that animates it; so Lord, I continue every day to take all the samples of eternity that Your Grace is willing to give me when I ask it of Him.

I continue to live by Your Grace, conscious of It,

conscious of His Love for me

and I remain sheltered from passing time

in the present that remains,

which has always been there

and which will be there until the end.

Give me a thirst for You greater

than that of the pleasures

that You have placed in all Your Creation.

Originally published at https://observance.over-blog.com on December 23, 2025.

--

--